Comment ça se fait
Un carnet solide qui voyage dans le sac de l'enfant entre une maison et l'autre. Dedans va ce qu'il veut mettre de chaque monde : le dessin de la semaine, le ticket de cinéma, la nouvelle blague, la photo du gâteau raté.
Règles pour les adultes, et elles sont strictes : le carnet est à l'enfant (les parents n'écrivent que s'il les invite), il ne sert jamais de canal de messages entre adultes, et il ne se lit jamais comme un dossier sur ce qui se passe dans l'autre maison. C'est le pont de l'enfant avec lui-même — pas une ligne diplomatique entre parents.
La version de 15 minutes : en arrivant de l'autre maison, un moment tranquille pour «mettre le carnet à jour» de ce qu'il veut raconter.
Ce que ça construit — le pourquoi
Continuité. Pour un enfant avec deux foyers, le risque silencieux est de vivre en deux moitiés qui ne se parlent pas ; un objet à lui qui franchit la frontière avec lui lui confirme que sa vie est une seule histoire. Au passage : écriture et dessin avec un vrai but, et un thermomètre doux de comment il va — sans l'interroger.
Comment ça change avec l’âge
3–5 Petite enfance
6–9 Enfance
10–12 Préadolescence
Ce qu’il faut observer chez votre enfant
Si le carnet revient toujours plein d'une maison et toujours vide de l'autre, ce n'est pas une preuve à plaider — c'est une invitation à regarder avec calme quel rythme l'enfant a dans chaque lieu. Et si un jour il ne veut pas le montrer, parfait : avoir ses propres secrets est un signe que le carnet est vraiment à lui.